Azur Drones dans Tech&Co sur BFM Business

Posté dans Actualités,Marché on novembre 4, 2020

Le CEO d’Azur Drones, Jean-Marc Crépin, est l’invité de François Sorel dans Tech&Co sur BFM Business. 

François Sorel :  Jean-Marc Crépin, bonsoir. Vous êtes le Directeur Général d’Azur Drones. Vous êtes spécialisé dans les drones, et plus particulièrement dans les drones autonomes. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que c’est, un drone autonome ?

Jean-Marc Crépin : Le drone autonome, c’est un peu LA révolution du monde du drone, et plus particulièrement du drone professionnel.  Le drone autonome est une révolution parce qu’il permet de s’affranchir du télépilote. Et justement, dans un certain nombre d’industries, on cherche à minimiser les coûts en automatisant, en robotisant l’industrie. Le drone autonome est l’étape assez récente dans le développement du monde du drone qui a fait passer le drone a une vraie étape industrielle, en permettant de s’affranchir du télépilote. Désormais, n’importe qui, un opérateur de sécurité par exemple, peut utiliser un drone autonome, à l’aide simplement d’un joystick. Notre drone autonome Skeyetech n’est ni plus ni moins qu’une caméra déportée.

François Sorel : Mais quand vous dites autonome, il ne l’est pas vraiment à 100% ? Il faut malgré tout le diriger ?

Jean-Marc Crépin : Non, tout est automatique. Dans notre cœur de métier, la sécurisation de sites sensibles ou industriels, notre drone vient s’interfacer avec un système de sécurité existant, dans lequel vous avez déjà des opérateurs, des agents de sécurité. On vient simplement leur ajouter une caméra mobile. Ainsi, dès lors qu’il y a une intrusion sur un site, ou dès lors qu’ils souhaitent effectuer une ronde, ils n’ont qu’à appuyer sur un bouton et le drone fait tout, tout seul. Le drone est sécurisé dans une station, une grosse « caisse » (le système fait 400 kg), qui le protège et l’alimente électriquement. Dès lors qu’il y a une intrusion sur un site, cette « caisse » va s’ouvrir, le drone va décoller tout seul et se rendre immédiatement à l’endroit de l’intrusion. A ce moment-là, il s’arrête et l’opérateur peut prendre le contrôle de la caméra. Il ne pilote pas le drone, il prend seulement le contrôle de la caméra pour regarder les angles morts, les recoins du site, les zones qu’il veut surveiller. Dès que la mission est terminée, il appuie sur un bouton, le drone rentre à sa base, se pose, se réalimente, et est prêt à repartir.

François Sorel : Le défi technologique de ces drones autonomes, c’est évidemment le fait qu’ils fonctionnent même dans des situations complexes. Donc c’est bardé de capteurs ? Comme on arrive  aujourd’hui à faire un drone autonome ?

Jean-Marc Crépin : Oui c’est bardé de capteur. Mais c’est surtout un monde extrêmement nouveau. Notre projet a été démarré par mes associés il y a un peu plus de quatre ans maintenant, et nous sommes aujourd’hui parmi les deux ou trois leaders technologiques du drone autonome dans le monde. Donc vous voyez que ça va vite, mais c’est encore naissant. Sur notre système, tout est fait en France, dans nos locaux, du software jusqu’à l’électronique en passant par le design du drone lui-même. On pense souvent que c’est le software le plus important, mais la partie aéronautique est extrêmement importante également. Vous pensez peut-être qu’un drone, ça vole facilement, mais c’est très difficile industriellement : tout est triplexé, redondant…

François Sorel : Un mot peut-être sur ce projet d’Amazon, ce drone automatique de surveillance de domicile ? Est-ce que ce type d’innovation va arriver dans le grand public à votre avis ?

Jean-Marc Crépin : Personne ne peut vraiment savoir ce qu’il va se passer. Le monde du drone est tellement vaste aujourd’hui. J’’aurais tendance à vous dire oui, mais il y a de nombreux obstacles encore, dont l’acceptation sociétale, la réglementation… On ne pas s’étendre sur la réglementation mais c’est évidemment un obstacle majeur… Aujourd’hui,  après trois ans d’efforts, nous sommes le seul drone autonome autorisé en Europe et approuvé par la Direction Générale de l’Aviation Civile. C’est vous dire que le chemin est encore très long mais, oui, on y arrivera. Le drone est une technologie qui amène des avantages certains, on y arrivera doucement. 

François Sorel : En cette période de Covid, est-ce que ce type d’outil que vous mettez à disposition des industries a encore plus de sens ?

Jean-Marc Crépin : Définitivement. Il faut être honnête, l’environnement Covid est assez favorable à la filière drone et à la filière robotique au sens large, puisqu’il s’agit d’augmenter le niveau de fiabilité, d’augmenter les niveaux de sécurisation, par des machines qui ne « subissent pas le covid », opérationnelles 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Cet environnement est propice avec une double dimension : augmenter la rentabilité d’un site industriel, mais surtout améliorer son niveau de sécurisation. Et demain, tout ce qui est delivery. Notre système a été conçu pour pouvoir s’adapter au dernier kilomètre, qui est un enjeu majeur de demain au vu de l’engorgement des transports.

François Sorel :  Merci beaucoup Jean-Marc d’avoir été mon invité dans TECH&CO sur BFM Business.

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