Azur Drones dans La France Bouge sur Europe 1

Posté dans Actualités on février 17, 2020

Jean-Marc Crépin, CEO d’Azur Drones, était l’invité de La France Bouge sur Europe 1  !

 

 

Imaginez une usine, un site sensible : une intrusion est détectée, un drone va alors décoller tout seul et revenir seul se poser et se recharger. C’est ça l’idée d’Azur Drones !

Interview de Jean-Marc Crépin, Président d’Azur Drones, société qui commercialise des drones autonomes de surveillance.

Raphaëlle Duchemin : Aucune intervention humaine donc quand vous installez un système Skeyetech d’Azur Drones ?

Jean-Marc Crépin : C’est l’objectif, absolument ! C’est la disruption qui est apparue sur le marché depuis 3 ans qu’on travaille sur ce système. L’idée est de concevoir un drone parfaitement autonome, ce qui signifie plus de pilote, plus de diplôme de télépilote de drone. Les opérateurs de sécurité d’un site peuvent être formés en une journée à l’utilisation de notre drone. Celui-ci décolle automatiquement, réalise sa mission seul, se pose, se recharge et est ainsi prêt à repartir.

Raphaëlle Duchemin : Comment ça marche ? Donnez moi un exemple dans une usine ou un autre lieu sensible.

Jean-Marc Crépin : Il existe 2 types de scénarios les plus fréquents.

Le premier est la levée de doutes. Quand il y a une intrusion sur un site sensible, vous allez avoir un détecteur de mouvements qui bouge d’un côté de l’usine. Immédiatement, ceci est relayé au central sécurité de l’usine et va provoquer le décollage du drone en moins de 30 secondes. Très rapidement, le drone est sur site et se positionne à l’emplacement de l’intrusion. Et là, l’opérateur de sécurité du site peut reprendre le contrôle sur la caméra, s’assurer que c’est bien un intrus ou voir s’il s’agit au contraire d’un chien ou d’un chevreuil, puis appuyer sur un bouton retour mission. Le drone revient automatiquement et se repose dans sa station. Cette station d’accueil se referme pour protéger le drone, il se recharge et il est prêt à repartir pour une nouvelle mission.

L’autre grand scénario, c’est ce que l’on appelle la ronde périmétrique. Imaginez par exemple une base aérienne en France ou un très gros site industriel ; vous êtes obligés de faire des kilomètres à pieds chaque jour pour vous assurer que les barbelés n’ont pas été coupés, qu’il n’y a pas eu d’intrusions, que tout va bien. Eh bien, maintenant, vous pouvez envoyer votre drone à votre place faire des rondes régulièrement de manière totalement hasardeuse, ou de manière programmée (par exemple toutes les heures). Cela sécurise également le flux d’information. A 2 heures du matin, quand il faut faire une ronde , vous êtes surs que le drone décolle toujours : c’est une machine,  il fait sa mission, il se repose.

Raphaëlle Duchemin : Dans le scénario de la levée de doutes, si c’est un chevreuil, il revient sur sa base. Mais, si c’est un humain cagoulé, il fait quoi ?

Jean-Marc Crépin : il reste en assistance des équipes d’intervention. De la même manière qu’un agent de sécurité a tous ses écrans surveillant le site, il a l’écran de l’œil déporté que représente le drone. Le drone n’est ni plus ni moins qu’un œil déporté qui va cibler l’intrus et rester dessus le temps que les hommes au sol ou la police puissent intervenir sur la situation.

Ryad Boulanouar : Il est de plus en plus compliqué de voler avec des drones. Vous avez réussi à franchir toutes ces barrières législatives ?

Jean-Marc Crépin : C’est effectivement un enjeu absolument majeur du développement de ce marché qui aujourd’hui n’existe pas. Nous sommes très novateurs sur le sujet. La réglementation est aujourd’hui un vrai frein, mais d’une certaine manière, heureusement. On doit faire attention à la vie privée des gens, la CNIL s’intéresse au sujet.

Avec notre solution Skeyetech, nous sommes la première société à avoir eu l’accord de la Direction Générale de l’Aviation Civile pour être homologué dans des scenarios de vol autonome. A aujourd’hui, on se trouve sur des sites sensibles, des zones industrielles, cela peut être des centrales nucléaires, tout site sensible autour des villes, mais nous n’œuvrons pas dans ce qu’on appelle une zone peuplée. Dis autrement, voler au-dessus de Paris, on y est pas encore ! Il y a un aspect sociétale très important, il y a un aspect réglementaire, mais évidemment il y a aussi un aspect sécuritaire. Sur le drone Skeyetech, tous nos systèmes sont triplexés et on a un parachute pyrotechnique qui permet d’éviter des impacts sur des hommes ou des femmes au sol.

Le monde tend à ouvrir la ville au drone, mais à aujourd’hui, la ville est plutôt réservée aux autorités, aux forces de police et de gendarmerie. On peut citer Notre Dame par exemple, les pompiers ont été énormément aidés par des drones au cours des interventions.

La première phase, c’est le déploiement sur des sites industriels qui sont plus facilement abordables pour le début de cette technologie.

Raphaëlle Duchemin : Il a une autonomie de combien de minutes votre drone ?

Jean-Marc Crépin : On peut aller jusqu’à 30 à 40 minutes d’autonomie. Mais assez paradoxalement, ce n’est pas le point important car une mission sur un site client dure en moyenne 5 à 7 minutes. Le drone part sur site, vous voyez ce qui se passe, le drone rentre.

Dora Nanaa : Je me demandais si on nous l’enviait cette technologie ? Ca parait formidable comme ça ! Est-ce que ça se fait ailleurs ? On parlait des Etats-Unis tout à l’heure.

Jean-Marc Crépin : Nous sommes très peu dans le monde à ce niveau. On considère chez nous qu’on est 3 à 4 sociétés dans le monde, nos concurrents étant essentiellement israéliens ou américains.

C’est pour cela que, chez Azur Drones, on a voulu vraiment monter un projet en partant du constat que la France était le 2ème pays aéronautique au monde et qu’on avait pas de grands leaders face à ces gens qui sont assez puissants en technologie (l’Israël est un pays qui investit beaucoup sur la technologie). Notre projet est totalement français, on a 55 ingénieurs hommes et femmes qui sont entre Bordeaux et Paris. Et aujourd’hui on essaye de capter ce marché en étant la seule solution européenne sur ce segment de marché. On parlait de focus tout a l’heure : il faut prendre un focus et on s’y tient depuis 3 ans avec notre solution Skeyetech.

Raphaëlle Duchemin : Comment sont envoyées les informations recueillies ?  

Jean-Marc Crépin : Directement par transmission de données. Cela se passe entre le drone et la station sol. Beaucoup d’intelligence se trouve dans la station elle-même. Il ne faut pas penser que tout est dans le drone, le drone est un œil déporté.

Raphaëlle Duchemin : Je m’adresse à l’entrepreneur que vous êtes, puisque a l’origine Azur Drones, c’était une toute petite société qui avait un peu de mal à trouver son marché. Et vous vous êtes arrivés !

Jean-Marc Crépin : La société avait du mal, comme des centaines de société dans le monde du drone en France, puisqu’on était dans un secteur très nouveau, celui du drone professionnel. On allait de petites missions en petites missions, en attendant que le marché s’ouvre, et puis il ne s’ouvrait jamais finalement.

C’est comme ça qu’en 2016,  j’ai décidé, par augmentations de capital successives, de prendre le contrôle d’AZD et de monter avec un investisseur un vrai projet pour créer un leader français. Mais pour cela, il fallait des hommes et des femmes de talents (on a tout ce qu’il faut en France !), du financement, et puis un focus : on a choisi la protection pour être vraiment dans le cœur du sujet par rapport à des solutions chinoises ou autres.  

 

 

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