Télésurveillance par drone autonome : vers une nouvelle façon de sécuriser les sites sensibles

Posté dans Ingénierie on avril 3, 2020

Les drones autonomes de surveillance révolutionnent la sécurisation des sites sensibles. Entièrement automatisés, ils fonctionnent sans télépilote et s’intègrent directement dans les réseaux de sécurité existants. Ils sont ainsi opérables par un agent de sécurité depuis leur interface de contrôle standard (VMS / Hyperviseur) comme n’importe quel autre capteur de détection. Aujourd’hui, grâce aux technologies 4G et 5G, le drone et le poste de contrôle peuvent être dissociés géographiquement d’un bout à l’autre de la planète. La télésurveillance par drone ouvre le champ à de nouvelles applications en matière de sécurité / sûreté.


Optimiser et rentabiliser les opérations de surveillance

Grâce à la téléopération, plus besoin d’équipes sur place ! Les drones fournissent une surveillance aérienne en continue 24H/24 7J/7. Les équipes de sécurité / sûreté peuvent programmer des rondes à distance et suivre en direct la trajectoire du drone et les retours caméra sur leur interface déportée. En cas d’incident de sécurité, les drones décollent automatiquement vers le lieu d’alerte pour effectuer une levée de doutes. L’opérateur distant peut alors prendre le contrôle de la caméra pour identifier la menace et préparer une intervention. 

Cette solution permet aux gestionnaires sûreté/sécurité de sites sensibles de mutualiser leurs ressources humaines, financières et matérielles. Plusieurs drones peuvent être déployés sur des sites partout dans le monde et être opérés depuis un seul et même poste de contrôle. Ils remplacent les agents de sécurité/sûreté sur place dans leurs missions simples, fastidieuses ou dangereuses et leur permettent de se concentrer sur la prise de décision.

 

Télésurveillance par droneDrone autonome Skeyetech téléopéré assurant la surveillance d’une Zone d’Accès Restreint (Source : Azur Drones)


Cas d’usages des drones autonomes en
téléopération 

Surveillance des sites isolés ou de petite superficie
Les sites tels que les carrières, mines, exploitations agricoles ou parcs éoliens, ne bénéficient le plus souvent que d’un système de télésurveillance limité, sans personnel de gardiennage sur place. Les réseaux de capteurs de détection assurent, à distance, la remontée d’alertes mais peinent à couvrir l’intégralité du périmètre à surveiller et ne permettent souvent pas la qualification de la menace. Les fausses alarmes sont donc nombreuses, sans compter les mobilisations inutiles des forces d’intervention. Les drones autonomes viennent ainsi renforcer les capacités du dispositif de télésurveillance. Ils apportent une vision mobile à 360 degrés sans angle mort pour détecter et identifier rapidement la menace.

Agent de sécurité opérant le drone autonome Skeyetech à distance depuis le Video Management System (Source : Azur Drones)

Surveillance d’installations temporaires
La télésurveillance par drone apparaît aussi comme une solution pertinente sur les installations temporaires, comme les chantiers. Selon la Fédération Française du Bâtiment, 65% des entreprises du BTP signalent en moyenne 3 vols importants sur chantier par an. Ces vols surviennent majoritairement le week-end, en l’absence de personnel. La téléopération permet de garantir la sûreté de ces installations, sans avoir recours à un dispositif ponctuel de gardiennage ou à l’installation d’un réseau complexe et coûteux de caméras.

Surveillance de sites dangereux
Les sites de production, de stockage ou de transit de matières dangereuses ont de nombreux besoins en matière de sécurité et sûreté. La présence humaine y est souvent restreinte et contrôlée par des mesures de sécurité très strictes. La télésurveillance par drone autonome permet d’assurer une surveillance permanente de ces sites (rondes périmétriques, inspection de routines, etc.) sans compromettre la sécurité du personnel dédié à la sûreté ou à la maintenance. 


Quelles sont les conditions à remplir ?

Avant de déployer un système de drone autonome en téléopération, il est nécessaire d’être attentifs à plusieurs critères :

Connexion Internet : fibre ou 4G/5G           
Le système drone se connecte à Internet via une connexion sécurisée. Le site doit fournir au choix un accès fibre ou permettre l’utilisation de réseaux mobiles 4G/5G publics ou privés. Cette connexion doit garantir un débit suffisant pour permettre un affichage fluide des retours caméras et un temps de réactivité acceptable pour les commandes de l’opérateur. Lorsque ces conditions sont réunies, additionnées à un système d’encapsulation et de compression des données de haute qualité, le niveau de latence nexcède pas 500 millisecondes. 

– Sécurité informatique
La téléopération peut exposer des informations sensibles du site, tel que les images aériennes, sur le réseau internet. Une politique DSI stricte doit être suivie pour respecter un haut niveau de sécurité. Le système SKEYETECH est équipé de firewalls puissants pour assurer une connexion sécurisée avec le réseau de l’utilisateur. Les communications sont encryptées (IPsec AES256) pour protéger les données qui y transitent.

– Autorisations réglementaires      
Des autorisations de vols automatisés (No Pilot) et hors vue (BVLOS) doivent être accordées par les autorités de l’Aviation Civile. En France, c’est la DGAC qui est l’autorité compétente et seul le système SKEYETECH est à ce jour homologué pour une utilisation automatisée et en téléopération.

 

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